Ô souffrance innée !
Malheur horrible, plaie ruisselante de sang !
Hélas! Lamentable, insuportable affliction !
Hélas, Douleur impossible à apaiser !


Mais c'est dans la maison
que se trouve le remède, il ne viendra pas d'ailleurs
mais d'elle-même
à travers une sanglante, une cruelle discorde.
Voici l'hymne adressé aux dieux souterrain.


Allons, entendez, dieux bienheureux des Enfers
cette priere et envoyez de bonne grâce un secours
à ces enfants pour que leur vienne la victoire

Eschyle, Les Choéphores

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 05:21

La mort n'est que la traversée du monde comme des
amis traversent les mers. Ils continuent de vivre chacun dans
le coeur de l'autre. Car ils doivent être présents, ceux qui
aiment et vivent dans l'omniprésent. Dans ce vers divin, ils
nous voient face à face et leur échange avec nous est libre
autant qu'il est pur. Tel est le réconfort des amis dont,même
s'il on peut dire q'ils meurent, l'amitié et la compagnie
sont dans le meilleur des sens, toujours présentes parce
qu'immortelles.

Williamn Penn, Fruits de la solitude

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 05:25

1
L'ascension du Seigneur des Ténèbres


Les deux hommes surgirent de nulle part, à quelques
mètres l'un de l'autre, sur le chemin étroit éclairé par la
lune. Pendant un instant, ils restèrent parfaitement
immobilles, chacun pointant sa baguette magique sur la poi-
trine de l'autre. Puis, lorsqu'ils se furent reconnus, ils ran-
gèrent leur baguette sous leur cape et se mirent à marcher
d'un pas vif dans la même direction.
- Des nouvelles? demanda le plus grand des deux.
- Exellentes, répondit Severus Rogue.
Le chemin était bordé à gauche par des mûriers sauvages
aux tiges basses et, à droite, par une haute haie soigneusement
taillée. Les longues capes des deux hommes ondulaient
autour de leurs chevilles au rythme de leurs pas.
- J'ai cru que j'allais arriver en retard, dit Yaxley, dont le
visage taillé à coups de serpe apparaissait et disparaissait sous
les branches des arbres qui masquaient par endroits la lueur
de la lune. C'était un peu plus difficile que je ne l'avais pensé.
Mais j'espère qu'il sera satisfait. Tu as l'air sûr de toi. Tu penses
que tu seras bien reçu ?
Rogue aquiesca d'un signe de tête mais ne donna pas de
détails. Ils tournèrent à droite, dans une large allée qui s'éloi-
gnait du chemin. La haute haie suivit la même courbe, s'éten-
dant au loin, par-delà l'impressionnant portail de fer forgé
qui barrait la route des deux hommes. Ni l'un ni l'autre ne

1

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 05:28

« J'ai toujours su que l'histoire d'Harry s'arrêterait avec le 7ème volume, mais lui dire au revoir a été aussi difficile que je le craignais. Et, même si d'une certaine façon je suis en deuil, je ressens aussi un formidable sentiment de réussite. J'ai du mal à croire que j'ai finalement écrit le dénouement que j'avais planifié depuis si longtemps. Je n'ai de ma vie jamais ressenti un tel entrechoquement d'émotions, jamais pensé que je pourrais être à la fois euphorique et avoir le coeur brisé. [...]

Je suis presque effrayée de devoir reconnaître cela, mais une chose m'a aidée vraiment à ne pas déprimer totalement : bien que chacun des livres de la série ait une place bien à lui dans mon affection, Deathly Hallows est mon préféré, et c'est la plus belle façon de finir la saga. »


J.K. Rowling

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 05:36

Après avoir fini Harry Potter et les Reliques de la Mort, J.K. Rowling a écrit une version manuscrite des « Contes de Beedle le Barde », évoqués dans le septième tome. C'est ce qu'elle indique sur son site Internet :

« Cette idée ne m'étant venue qu'après avoir achevé l'écriture de « Harry Potter et les Reliques de la Mort », il m'a fallu rédiger les histoires relevant des trois titres mentionnés par Ron dans le roman : « La fontaine de la bonne fortune », « Le Sorcier et la Marmite sauteuse » et « Lapina la Babille et sa queue qui caquetait » (et si quelqu'un imagine qu'il est facile d'écrire un conte intitulé « Lapina la Babille et sa queue qui caquetait », je tiens à lui ôter ses illusions...). J'en ai ajouté un nouveau (« The Warlock's Hairy Heart ») et ai complété le recueil par la seule fable déjà dévoilée, « Le conte des trois frères ». »

Mais vous ne trouverez jamais ces « Contes de Beedle le Barde » dans le commerce... Il n'existe que sept exemplaires dans le monde (autant dire qu'il s'agit d'un livre collector !), dont six seront donnés par Jo à ses proches, et un exemplaire sera vendu aux enchères au profit d'une oeuvre de charité co-fondée par l'auteur, The Children's Voice.

La vente aux enchères aura lieu le 13 décembre 2007 à Londres, pour un prix estimé entre 45 000¤ et 75 000¤.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 05:40